Réponse à mon ami Ahcène

Publié le

j'ai poussé ce "cri" il y a deux nuits, mais ce n'est que ce matin, en allant voir ma boite mail, que j'ai trouvé ton poème (Chaque poème - Ahcène Zouini), à mon tour, je t'offre mon "cri":




Cher ami Ahcène,

le hasard a voulu que sur les deux travaux tiens que tu m'as envoyés, seul "chaque poème" soit visible.

Je sais ton amour et ton travail à partir de la calligraphie, je sais ton amour du pays et de la culture, je perçois
dans ces signes tracés en caractères latins
et en langue française, non seulement une grande sagesse, due à toutes les épreuves rencontrées dans la vie, dans ta vie, une grande désillusion et solitude, vanité, tout n'est-il que vanité et herbe amère?
c'est ainsi que je le ressens et cette oeuvre m'a transpercée, sobrement par son économie de moyens, mais totalement et c'est pourquoi j'y ai joint le cri que j'avais poussé moi-même avant de repartir en traitements pour ma santé. Un cri que je pousse vis à vis de personnes, d'états, de structures oublieux de leurs enfants ou parents ou soi-disant "biens-aimés".
Est-ce qu'une mère oublie ses enfants?
Oui, par moment, la mort serait plus douce! La patrie que je porte en mon coeur n'est-elle qu'imaginaire?

Bien à toi mon ami, reprenons nos forces, une chose est certaine, nous ne sommes pas "seuls", un homme accompagné d'un frère (ou d'une soeur) est comme une forteresse! (imprenable!)

Tahheyyât (en déplacements pour traitements médicaux)

Partie sans laisser de
L'absence de toi me tenaille
et me fait hurler dans le noir
Je griffe tous les murs après toi
je m'aveugle contre le vide
je pensais t'avoir rencontré
mais ce n'est que mon imaginaire
si tu m'aimais un peu
je crois que tu me le dirais en face

Tahheyyât le 18 mai 08 0:36

pour mémoire: correspondance artistique avec Ahcène Zouini

Publié dans Graphismes

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article