Mardi 20 mai 2008
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j'ai poussé ce "cri" il y a deux nuits, mais ce n'est que ce matin, en allant voir ma boite mail, que j'ai trouvé ton poème
(Chaque poème - Ahcène Zouini)
, à mon tour, je t'offre mon
"cri":
Cher ami Ahcène,
le hasard a voulu que sur les deux travaux tiens que tu m'as envoyés, seul "chaque poème" soit visible.
Je sais ton amour et ton travail à partir de la calligraphie, je sais ton amour du pays et de la culture, je perçois dans ces signes tracés en caractères latins et en langue
française, non seulement une grande sagesse, due à toutes les épreuves rencontrées dans la vie, dans ta vie, une grande désillusion et solitude, vanité, tout n'est-il que vanité et herbe amère?
c'est ainsi que je le ressens et cette oeuvre m'a transpercée, sobrement par son économie de moyens, mais totalement et c'est pourquoi j'y ai joint le cri que j'avais poussé moi-même avant de
repartir en traitements pour ma santé. Un cri que je pousse vis à vis de personnes, d'états, de structures oublieux de leurs enfants ou parents ou soi-disant "biens-aimés".
Est-ce qu'une mère oublie ses enfants?
Oui, par moment, la mort serait plus douce! La patrie que je porte en mon coeur n'est-elle qu'imaginaire?
Bien à toi mon ami, reprenons nos forces, une chose est certaine, nous ne sommes pas "seuls", un homme accompagné d'un frère (ou d'une soeur) est comme une forteresse! (imprenable!)
Tahheyyât (en déplacements pour traitements médicaux)
Partie sans laisser de
L'absence de toi me tenaille
et me fait hurler dans le noir
Je griffe tous les murs après toi
je m'aveugle contre le vide
je pensais t'avoir rencontré
mais ce n'est que mon imaginaire
si tu m'aimais un peu
je crois que tu me le dirais en face
Tahheyyât le 18 mai 08 0:36
pour mémoire: correspondance artistique avec Ahcène Zouini
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Publié dans : Graphismes
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Mardi 25 mars 2008
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Récemment, des personnes se sont adressées à moi, dans le but de constituer
une collection s'appuyant sur des modèles traditionnaux andalous propre à séduire les danseuses de sévillanes et flamenco, ainsi que les personnes participant aux férias, repas à thème sur
l'Andalousie, ou tout simplement les amoureuses des bijoux andalous.
Il se trouve que dans notre famille, nous avons porté, fabriqué, vendu ce type de bijoux du XIX ème siècle au XX ème siècle, donc les formes et les matières me sont familières, et j'ai voulu
renseigner cette personne de bon coeur (j'ai toujours déploré que le savoir familial se perde, alors pourquoi ne pas commencer à le léguer de cette façon?)
D'autre part, il ne s'agit pas pour la créatrice que je suis de copier des bijoux, mais d'en concevoir sur le mode et la composition des bijoux anciens et traditionnels, tout en pensant que des
danseuses pourraient les porter, ce qui implique certaines limites et contraintes.
J'ai donc dessiné sur mon carnet de croquis des formes, des prototypes de modèles en me basant sur toutes mes connaissances, souvenirs et expériences, le
carnet en question n'est pas un catalogue de collection à proprement parler, mais un aide-mémoire, un collation de certaines suggestions, une invitation à la création personnelle, absolument pas du
"clé-en-main" ou du "prêt- à -manufacturer en série", les modèles présentés ou suggérés sont originaux, ils ne sont la copie d'aucun modèle présent sutr le net ou sur des catalogues papiers, il ne
sont pas la copie de modèles récents ou anciens existants, mais une espèce de synthèse simplifiée et modulable de constantes qui se sont imprimées dans mon cerveau. Si des croquis pouvaient être
comparés en forme, en taille et en agencement à des objets identiques existants quelque part, il ne s'agirait que de hasard et de fortuité.
La création, la recréation de bijoux dans une lignée de tradition et d'ancienneté ne m'intéresse que parce que le bijou ancien est un produit unique, issu de la concertation entre
l'orfèvre-joailler et son client: choix des formes, des proportions, des matières, des gemmes, des procédès. Mon grand-père desssinait, montrait ses croquis au client, il lui présentait les
pierres, perles, métaux, il lui laissait choisir, le conseillait, lui faisait des suggestions en tenant compte de ses remarques et des possibles comme des impossibles, il recommençait ensuite ses
croquis, et démarrait la fabrication de l'objet précieux lorsque tout, jusqu'au prix et au délai de fabrication, était bien déterminé.
Lors de cocktails, de dîners, de réceptions, les bijoux produits par mon aïeul attiraient l'attention, leur heureux propriétaire se faisaient un devoir de donner le nom et l'adresse de l'artiste
qui avait réalisé ces merveilles, ainsi se faisait sa réputation, de bouche à oreille, les clients satisfaits revenaient et recommandaient la maison à d'autres connaissances, comme à toute
leur famille, pour le sérieux, la compétence, les savoirs-faire traditionnels, le sens artistique, la créativité de bon goût, et la diligence.
Mes croquis ne sont pas des chefs-d'oeuvre et c'est volontaire, pour laisser les professionnels prendre leur part, faire à partir du matériau s'ils le
veulent, pour laisser l'imagination se déployer. La tradition, c'est bien, mais la création en continuité de la tradition, c'est la vie de l'art et des techniques.
Mes indications de matières et décorations sur le carnet de croquis tiennent compte du fait que je souhaite que ces bijoux et accessoires soient portés par des danseuses prioritairement. J'espère
bien que des jeunes danseuses s'empareront de mes idées, les feront leurs, en utilisant des matériaux simples mais en conservant la structure des bijoux, l'agencement des parties, pour se
constituer quelques accessoires fantaisie "faits main" qui respectent le "look" andalous et l'atmosphère flamenco.
Par contre, côté qualité des reproductions de mon carnet, le fait que je n'aie plus de quoi numériser n'est pas volontaire et c'est un handicap technique que je déplore. J'ai pris mes croquis
en photo avec un appareil de performances médiocres. Je mets cependant volontiers le document en
ligne.
Bien entendu, ces croquis sont miens et je ne souhaite pas les retrouver sur d'autres sites que les miens, mais plutôt que l'on vienne consulter ici le pdf
que j'ai mis sur le net, car séparés de leur contexte circonstancié, ces documents ne sont d'aucune utilité.
En illustration de ce discours, voici un extrait iconographique (la page 2 en petit format) de ce carnet de
croquis (tous droits réservés KNTHMH).
vous trouverez également mon carnet de croquis version petite taille à cet endroit
extrait 2 du carnet de croquis création KNTHMH 25 mars 2008, tous droits réservés
pour que l'ensemble soit complet et totalement compréhensible comme exploitable, je reproduis une partie du
texte qui accompagnait mon carnet de croquis:
Chers amis de bijoux authentiques!
Je n'ai pas de scanner en ce moment et j'ai photographié mes pages de carnet, la qualité de rendu est très inégale. Veuillez m'excuser pour celà. Mes pages de carnets sont des B5, longueur = 21
cm, pour les visionner il faut donc les remettre à la bonne échelle.
Volontairement, ces croquis que j'ai faits sont succints, je ne me substitue pas à votre dessinateur référent habituel, ces croquis et non dessins d'étude pour bijoux et accessoires sont des
aides-mémoire, et une incitation à la création personnelle dans le style authentique andalous, les personnes qui ont travaillé en bijouterie sauront, je pense, les exploiter et comprendre quoi
en faire si elles veulent créer à partir de ce carnet de croquis qui m'appartient. J'ai essayé de les représenter grandeur nature sur mes croquis, sauf les colliers et parures de cou, les
éventails et peignes. Cependant ces croquis,même si j'avais pu correctement les scanner, ne peuvent servir à illustrer un catalogue destiné au public, c'est évident. Ce sont des ébauches, des
idées jetées sur le papier.
Précisions:
Mes croquis sont originaux, ils ne sont pas des copies d'iconographie sur le net ils ne sont pas non plus des copies de créations existant actuellement sur le marché de la bijouterie, de la
joaillerie ou de la bijouterie artisanale en matière de bijoux andalous.
On retrouve, bien entendu certaines formes générales: ronds, ovales, goutte, lozanges qui
éxistent dans les modèles des autres créateurs anciens ou contemporains, c'est normal, c'est la base de la tradition! Mais les bijoux et accessoires que j'ai dessinés ici
sont de mon cru, les droits de ces croquis sont totalement réservés.
S'il existait des bijoux semblables totalement (grandeur + forme + agencement) jusqu'à ce jour, ça ne serait que pure coïncidence.
Ce qui m'interesse dans le bijou ancien c'est qu'il est unique (pas produit en série), et confectionné à la demande et selon les exigeances de celui qui va l'acheter.
Les agencements, les compositions de mes croquis s'inspirent des bijoux de tradition et de facture andalouse portés, fabriqués et vendus par ma famille au XIX ème et XX ème siècle, celà vous
donnera une idée du "comment disposer ou comment extrapoler" sans copier ce qui existe ailleurs.
Si l'on veut que des danseuses de groupes et de cours de danses espagnoles puissent les porter, donc les acheter, il sera préférable et indispensable, comme je l'ai mentionné sur les croquis
d'utiliser des matières légères, solides, donc je conseille des métaux légers pouvant être moulés, ciselés,repoussés, émaillés plutôt que des métaux lourds et de véritables pierres précieuses
ou semi-précieuses,le recours à des perles légères, à des fils de soie tressée plutôt qu'à des chaines de métal.
Mais si l'on souhaite créer pour l'apparat, on utilisera des matières plus lourdes, plus précieuses, et plus chères.
Volontairement, je n'ai pas dessiné de bracelets, nous utilisons pour notre part des joncs minces et pleins en métal précieux ou plaqué sur cuivre ou sur nacre, au diamètre légèrement supérieur
au poignet, ils ne nous gènent pas pour danser. Ce sont donc des cercles dont le diamètre est égal à celui de votre paume de main repliée vers l'intérieur de telle façon que le bracelet puisse
être enfilé presque en force et ne puisse être ôté par inadvertance. Mais on peut aisément réaliser d'autres bracelets que les joncs en assemblant des formes de base, reliées par des chainettes
ou des fils de soie.
Les broches sont importantes pour fixer le châle lorsqu'on ne danse pas en le faisant tournoyer. Pour les danseuses elles doivent être plates ou sans aspérités pour ne rien accrocher (donc
émaux non cloisonnés par exemple ou métal repoussé poli).
Dites-vous bien que tous les modèles que j'ai dessinés peuvent être décorés de différentes façons, donc avec un seul modèle, on obtient des rendus, des poids, des prix très différents, c'est
l'intérêt de ne pas les avoir dessinés "finis".
Les décorations peuvent être:
-filigranes (ce qui les rend très léger, mais chers!)
-émaux cloisonnées ou non
-sertissage de pierres entières ou de pierres en morceaux
Remarques diverses:
-les formes de base: ex les boucles d'oreilles 1 à 5 peuvent servir seules, en assemblages pour faire des pendants d'oreilles, des pendentifs, des bracelets (le lien étant une chaine fine en
métal entre chaque élément de quelques ou plusieurs maillons). Le collier tour de cou 5, constitué de paquerettes filigranées devient un bracelet lorsqu'on monte beaucoup moins de
paquerettes.
-on peut les exécuter de couleurs différentes: les rouge, grenat, noir, rose, bleu lapis et vert émeraude, jaune d'or étant plus conseillés par rapport aux siècles passés.
-les pendentifs 8 et 9 sont des croix d'Agadès très stylisées
-les peignes doivent avoir des dents de 4 à 6 cm et être au moins aussi haut pour la partie supérieur
le 1 en filigrané sera plus petit par exemple 4cm les dents et 5,5 cm de diamètre pour le cercle extérieur
-on utilisait autrefois des matières à present interdites, donc utiliser ce qui est prévu en remplacement du corail pour les pierres rouges, de l'ivoire pour les parties dures blanches (peignes
sculptés et sertis de petites pierres et perles fines sur la partie horizontale au-dessus des dents, les dents étant ou non décorées, ciselées, incrustées de perles et éclats de
pierres)
Compléments:
Pour la décoration des bijoux (en particulier filigrane), et les procédès de montage, sertissage, émaillage, je conseille de faire un tour sur ces pages du net indiquées plus bas. Attention,
ces objets sauf exceptions ne sont pas andalous, mais pour les exécuter, on a utilisé les mêmes techniques que pour confectionner les bijoux andalous, alors ne pas copier les modèles présentés
bien entendu, mais essayer de comprendre les techniques, les procédès de fabrication et les matières employées, de vous faire une "idée" de l'aspect de bijoux dans le style des authentiques
bijoux arabo-andalous portés au XVIII ème et XIX ème siècle:
Pour puiser des inspirations de décoration:
l'éventail:
tel ceux fabriqués avec des plumes d'autruches (ici colorées fantaisie en rose), l'armature étant en matière différente que nacre ou argent, mais la forme générale et la conception est la même
sensiblement
et en voici un avec des motifs andalous lui donnant une allure d'éventail en gros filigrane
filigrane déco:
lien 1
lien 2
le sertissage des pierres précieuses ou semi-précieuses (utile en particulier pour les
bagues):
lien 1
lien 2
lien 3
les sautoirs et colliers de perles:
lien
l' émaillage
lien
les émaux cloisonnés
lien 1
lien 2
Bonnes découvertes, et bonnes fabrications!
KNTHMH 25 mars 08
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Publié dans : Graphismes
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